Suspension pour dopage: la réponse d'Isabell Werth
Isabell Werth souligne que son vétérinaire suisse, le Dr Hans G. Stihl, très connu en Allemagne et dans le monde des courses également, lui a donné le feu vert pour monter deux semaines plus tard à Wiesbaden. Il estimait que passé un délai de six jours, il n'y aurait plus trace du médicament. Or il se trouve que depuis ce printemps de nouveaux moyens de détection plus sophistiqués prolongent sensiblement ce délai (la Fédération Canadienne parle de 45 jours). Isabell Werth présente ses excuses et regrette que sa propre réputation et celle de son sport en pâtissent. On peut effectivement se dire qu'elle n'avait pas un intérêt capital à monter "Whisper" dans le petit tour de Wiesbaden.
Madeleine Winter-Schulze, la mécène propriétaire de la plupart de ses chevaux, avait auparavant redit son soutien à sa cavalière et reproché à la presse des conclusions hâtives. "C'est affreux. (...) Je n'en veux pas à Isabell, son vétérinaire lui avait donné son feu vert pour monter à Wiesbaden", expliquait-elle en substance. Ce médicament, fait pour la médecine humaine, n'est pas autorisé pour les chevaux en Allemagne, mais il circulerait depuis longtemps sous le manteau et serait même donné pour des chevaux stressés durant un transport. Tout cela pose une nouvelle fois aussi le problème de la responsabilité qui, pour l'heure, incombe au seul cavalier, pas toujours spécialisé en la matière.
A. P.








