Le Cavalier Romand
04.11.2012

CHI-W de Lyon: Pius Schwizer et Paul Estermann 1er et 3e du Grand Prix

Deux Lucernois dans le trio de tête de ce Grand Prix Coupe du monde Rolex FEI très disputé.

Schwizer Lyon Zoom sur « Schwizer Lyon » (touche ESC pour fermer)

Malgré la présence de plus de la moitié de l'élite mondiale à Lyon (Münich attirait aussi quelques stars), les Suisses ont frappé un grand coup dans le Grand Prix GL Events de Lyon, 3e manche de la ligue européenne de la Coupe du monde Rolex FEI 2012/13. Pius Schwizer (portrait) qui a gagné l'épreuve - et aussi le titre de meilleur cavalier du concours - et Paul Estermann s'est immiscé dans le trio de tête, ne s'inclinant que pour une seconde et des poussières. 

Après Steve Guerdat (Trésor) en 2008 et Beat Mändli (Louis) en 2009, c'est Pius Schwizer qui inscrit cette fois-ci son nom au palmarès de l'étape lyonnaise. Prenant tous les risques au barrage, coupant très serré devant un gros oxer - la seule option -, il a pris une seconde au Belge Ludo Philippaerts, qui avait joué les ouvreurs et ne voulait pas être en reste par rapport à ses deux fils jumeaux, excellents la semaine passée à Washington.

"Quand on veut gagner, comme moi, on doit prendre toutes les options!", a lancé le Lucernois, convaincu que l'excellent KWPN Verdi III des Murphy peut remplacer "sa" brillante Carlina IV, qui lui avait été retirée par François Leiser après les JO. "Le départ de Carlina n'a pas changé grand chose, j'ai de la relève et c'est comme avec les femmes, quand il y en a une qui part, il y en a une autre qui revient!", la déclaration pour le moins... surprenante de Schwizer en conférence de presse. Et le Lucernois d'ajouter: "J'ai plein de chevaux prometteurs. Et qui sait si je ne remonterai pas une fois la jument?"

Avec Verdi III, il avait déjà enlevé une épreuve de vitesse ici vendredi et il a reçu le van Cheval Liberté offert au cavalier le plus régulier du week-end. Il pointe aussi au 3e rang du classement provisoire de la Coupe du monde Rolex FEI.

La classe et le doigté d'Estermann

Vendredi, Paul Estermann était, en revanche, préoccupé par le refus de Castlefield Eclipse, inquiétée par un mur troué en son milieu. "La jument est très sensible, presque trop motivée, chaude et inquiète, mais elle a la grande classe, elle l'a montré encore ici". Le fin Lucernois l'a aussi interprétée avec doigté, la laissant aller: très fort! Vous imaginez la joie et le soulagement d'Arturo Fasana, le propriétaire de la belle irlandaise.

Moins de réussite cette fois-ci pour Steve Guerdat, qui a fait quatre barres (c'est plutôt rare!) avec Nasa et faisait partie des déçus du jour, avec Pénélope Leprévost, MM. Beerbaum, Maher, Brash et tant d'autres. Le Jurassien, qui pourrait être no 1 dès cette semaine (ça va se jouer entre Bengtsson et lui) pourrait ressortir Nino des Buissonnets à Vienne cette semaine ou à Stuttgart la suivante. Frustration pour Beat Mändli, présent mais qui n'avait pas pu qualifier Louis pour ce GP, qu'il avait gagnée en 2009. Dur, ce sport!

Samedi soir, Roger-Yves Bost et Pénélope Leprévost avaient réussi un doublé dans le Masters. Bosty était le seul à sortir son cheval de tête (Myrtille Paulois) et il paya ce "cumul" le lendemain, faisant plusieurs barres dans le GP. Pius Schwizer était alors 8e avec Powerplay, Steve Guerdat 9e avec Chips VI.

Alban Poudret

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