Le Cavalier Romand
19.03.2012

Katharina Offel crée l'exploit à Paris

Katharina Offel Zoom sur « Katharina Offel » (touche ESC pour fermer)
Katharina Offel

Le Grand Palais pour les deux Catherine!  "Cathleen" et Katharina Offel ont osé défier les plus grands, en lice dans le GP Hermès de Paris, ce dimanche 18 mars. Ces deux dames pleines de fougue ont jeté leur coeur dans ce barrage, comme portées par ce public, qui tapait dans ses mains pour les encourager à oser encore et toujours plus!

A l'arrivée, 38" d'avance sur l'Allemand Christian Ahlmann, qui pensait pourtant avoir réédité sa victoire de l'an passé avec "Taloubet Z", qui retrouve sa grande forme à un mois de la finale de den Bosch, où son cavalier défendra "sa" Coupe du monde. N'avait-il pas déjà gagné fin janvier à Leipzig? L'Irlandais Billy Twomey, 3e avec "Tinka's Serenade" (un centième derrière Ahlmann, on a cru un instant revivre la victoire exaequo de MM. Ahlmann et Hemerick en 2011!), Ludger Beerbaum, 4e avec le beau "Chaman", ou même le no 1mondial  Rolf-G. Bengtsson, 7e avec "Casall La Silla", avaient semblé audacieux, mais ici, comme à Genève ou à Bordeaux récemment, il fallait tout tenter pour s'imposer: le niveau est tel que les barrages deviennent des courses folles!

"C'est mon plus beau succès, j'avais gardé "Cathleen" en indoor pour monter ici, c'est un vrai rêve", a avoué Katharina Offel (35 ans). Bavaroise de naissance et basée dans le Rhin, cette bosseuse, maman d'un enfant, monte pour l'Ukraine, mais s'est séparée du controversé patron Aleksander Onyshchenko, perdant du coup plusieurs cracks. Il lui reste "Cathleen", "Fidji Island", 4e à Göteborg, et des jeunes.

Les Suisses craquent à la fin

Beat Mändli a manqué d'un crin le barrage à onze, pour un point de temps dépassé. "Una Traviatta" a bien sauté, mais cela ne consolait guère notre fin styliste. Janika Sprunger ("Uptown Boy"), Pius Schwizer ("Carlina") et Steve Guerdat ("Nasa") avaient, eux, fait leur seule faute en fin de parcours. Sur l'avant-dernier, une barrière toute noire, pour la Bâloise, qui n'a pas vu sa distance, et le Lucernois, tout près du compte. Sur l'antépénultième, un oxer polonais, pour le Jurassien, qui avait fait le plus difficile, avec une jument plus "haute" que les jours précédents. "Je n'ai presque pas pu la monter depuis trois semaines, car j'étais à Vejer, ça aurait été trop simple que ça marche ainsi", dira Steve Guerdat. Frustrant tout ça, mais "c'est le sport!".

Alban Poudret

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