Daniel Deusser et Killer Queen, les héros de Spruce Meadows 2022. Photo: Spruce Meadows Media / Dave Chidley) Daniel Deusser et Killer Queen, les héros de Spruce Meadows 2022. © Spruce Meadows Media / Dave Chidley

Daniel Deusser : « Je me sens confiant ! »

Le CHI de Genève débute demain à Palexpo. À quelques heures du coup d'envoi, le prétendant au Rolex Grand Slam of Showjumping Daniel Deusser, héros du Masters de Calgary, s'est confié sur ses chances et sur la forme de ses chevaux.

  • Félicitations ! Vous êtes une nouvelle fois le Prétendant au Rolex Grand Slam. Comment vous sentez-vous à l’approche du CHI de Genève ? Quel cheval pensez-vous monter pour le Rolex Grand Prix ?
  • Je me sens confiant à l’approche du CHI de Genève. Mes chevaux sont en bonne forme ces dernières semaines. Je suis vraiment impatient d’aller à Genève car c’est un concours fantastique, et j’en ai gardé de merveilleux souvenirs des précédentes compétitions. Je suis conscient qu’il sera difficile de gagner ce Grand Prix une nouvelle fois, mais je suis sûr d’avoir une chance cette année. Donc j’y vais doucement dans la période de préparation.
     
  • Qu’avez-vous fait depuis que vous avez gagné le Masters de Calgary présenté par Rolex au CSIO de Spruce Meadows en septembre, et comment vous êtes-vous préparé avec vos chevaux pour le CHI de Genève ?
  • Avec les meilleurs chevaux, on essaie toujours de préparer le meilleur programme. Pour le CHI de Genève, j’envisage d’emmener, Killer Queen [VDM] et Tobago [Scuderia 1918 Tobago Z]. Killer Queen a eu quelques semaines de repos après le Spruce Meadows ‘Masters’, où elle a sauté magnifiquement. Je pense qu’elle a retrouvé la forme et qu’elle se sent bien maintenant. Je n’ai pas concourru les deux semaines précédentes donc les deux chevaux devraient arriver très frais à Genève. Je n’ai pas encore vraiment de plan, je dois encore décider qui je vais monter pour le Rolex Grand Prix et quel cheval je monterai pour les qualifications du Grand Prix. Cette décision dépendra beaucoup de mon ressenti. Peut-être que l’un des deux sera encore un peu trop frais et qu’il aura besoin de commencer avec un petit concours, et que l’autre sera prêt pour commencer directement au plus haut niveau. Jusqu’à présent, les deux chevaux me font une très bonne impression, ils sont tous les deux très heureux et concentrés, je suis donc vraiment impatient d’aller à Genève.
     
  • Le Rolex Grand Slam of Show Jumping va fêter son dixième anniversaire l’an prochain. Quel impact a-t-il eu sur la discipline selon vous ?
  • Avec le Rolex Grand Slam, les quatre compétitions ont créé une importante source de motivation dans notre sport. Elles ont créé quelque chose de très particulier, avec un format exclusif, qui à ce jour ne peut être égalé. Le sport se trouve propulsé à un tout autre niveau, puisque auparavant, il n’y avait qu’un championnat à la fin de la saison. Mais aujourd’hui, tous les cavaliers de saut d’obstacles attendent le Rolex Grand Slam, et considèrent les quatre compétitions comme quatre championnats tout au long de l’année. C’est un format de compétition fantastique. Tout le monde sait combien il est difficile de gagner le Rolex Grand Slam. En 2015, Scott Brash a réussi, mais cela fait déjà sept ans. Depuis, personne n’a pu s’en approcher, mais chaque saison, tous les cavaliers espèrent y arriver. Je pense que ça montre la place incroyable du Rolex Grand Slam.
     
  • À quel point est-il important pour un cavalier de saut d’obstacle de continuer à apprendre ?
  • J’ai travaillé pour Franke Sloothaak sur une période de quatre ans et demi. Il a été un excellent cavalier pendant un certain temps, et il m’a beaucoup appris. Jusqu’à ce jour, je suis encore en contact avec lui. J’apprends encore avec lui, car il me rend visite de temps en temps. Je dois dire que les programmes de mentorat sont peut-être légèrement différents maintenant, mais je guette activement sur le terrain les cavaliers qui réussissent, même les plus jeunes, pendant les compétitions de saut d’obstacles. Dans la carrière d’un cavalier, peu importe depuis combien de temps on monte, il y a toujours à apprendre, car chaque cheval est différent. Leurs caractères sont différents, et les cavaliers doivent toujours s’adapter et apprendre à manier et à communiquer avec des chevaux différents. Et même avec mon expérience, chaque année j’intègre de nouveaux entraînements avec mes chevaux, les nouveaux comme les anciens, pour toujours apprendre et progresser. Il est important de toujours apprendre dans ce sport, et d’observer et d’étudier les autres cavaliers.
     
  • À quoi ressemblent votre régime et votre programme nutritionnel ? Quelle est l’importance de la diététique et de la nutrition dans votre programme d’entraînement global ?
  • Pour être honnête, je n’ai pas besoin de surveiller mon poids, car je suis très grand et mince. Je pense que le plus important en termes de nutrition, c’est qu’il faut être conscient que l’objectif est d’être à l’aise et en forme physiquement. Bien-sûr, chacun doit adapter sa nutrition à son cas et à son type de morphologie. Comme je vous disais, je suis très grand, ce qui n’est pas toujours un avantage sur la selle. En termes de poids, j’ai beaucoup de chance de pouvoir encore manger tout ce qui me plaît car mon poids est facile à gérer. J’essaie vraiment de prendre le temps de faire beaucoup d’étirements afin que mon corps reste souple. Être un cavalier de grande taille a ses désavantages et la souplesse peut parfois être un problème pour moi comparé à d’autres cavaliers plus petits. Il est important de toujours travailler la souplesse. Dans notre sport, on passe des heures sur la selle, et c’est une position ou certains muscles gagnent en force, surtout dans les jambes.
     
  • En dehors du saut d’obstacles, comment vous détendez-vous ? Qu’aimez-vous faire ?
  • Ces derniers temps, si je n’entraîne pas mes chevaux et si je ne suis pas en compétition, j’essaie de passer autant de temps que possible avec ma famille et ma petite fille. Avant son arrivée, je me détendais en regardant un film ou en allant faire du vélo le soir, mais les choses ont changé depuis qu’elle est là. Nous l’emmenons à son entraînement de hockey une fois par semaine et j’aime beaucoup ça. Donc oui, j’essaie de passer du temps en famille. Ma femme et ma fille jouent un grand rôle dans ma vie, et dans ma réussite en général dans ce sport. Les compétitions impliquent beaucoup de voyages, ce qui veut dire que je ne suis pas à la maison pendant de longues périodes, mon entourage doit donc soutenir et comprendre mon sport et mon style de vie. Et c’est exactement ce qu’elles font. J’ai beaucoup de chance en ce qui concerne ma famille, car Caroline vient aussi d’une famille de cavaliers, et elle me soutient énormément.
     
  • Si vous n’étiez pas cavalier professionnel, quel métier exerceriez-vous ? Admirez-vous particulièrement certains sportifs professionnels ?
  • Je ne sais vraiment pas ce que je ferais si je n’étais pas cavalier de saut d’obstacles. Je suis sûr en tout cas que ça serait quelque chose en plein air et que ça impliquerait beaucoup d’activité physique. Je ne peut pas m’imaginer assis dans un bureau toute la journée. Je pratiquerais presque certainement un autre sport. Quand j’étais plus jeune, j’ai pratiqué beaucoup de sports, comme le tennis, j’ai même fait du BMX.
     
  • Qu’est-ce que serait pour vous la journée idéale ? À quoi ressemblerait-elle depuis votre réveil jusqu’à votre coucher ?
  • Ma journée idéale serait de me réveiller le dimanche matin du CHI de Genève, de voir que mes chevaux sont en pleine forme, et ensuite d’aller gagner le Rolex Grand Prix !
     
  • Quelles ont été vos vacances préférées jusqu’à ce jour ? Arrivez-vous à vous détendre facilement ou devez-vous rester actif ?
  • C’est vraiment difficile de choisir car j’ai passé de merveilleuses vacances aussi bien en été qu’en hiver. Quand je pars en vacances, je dois rester actif. Quand nous sommes allés à l’île Maurice, j’ai dû pratiquer divers sports nautiques pour garder une activité physique. Je ne peux pas passer plusieurs jours allongé à la plage. C’est pourquoi j’adore partir en vacances aux sports d’hiver, pour rester en plein air et faire du ski toute la journée.

Comm. RGS


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