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Le cheval, Le Cavalier Romand et vous

ÉDITORIAL – Je ne vous apprends rien en couchant sur ce joli papier glacé que la presse écrite se porte mal. Mes collègues m’ont dit de « ne pas faire pleurer dans les chaumières », mince, ça débute mal. Commençons plus pédagogiquement alors, en mettant en avant ce qui va bien. Nous avons la chance de compter sur de fidèles lecteurs depuis des décennies, d’en accueillir régulièrement des nouveaux, et quel plaisir de pouvoir échanger avec vous, tant sur les places de concours que par téléphone, par mail, ou via les gentils mots et jolis cadeaux que nous recevons par courrier.
Quelle richesse aussi d’entendre vos critiques, vos remarques et vos suggestions, de pouvoir débattre avec vous. En parallèle, nous avons des annonceurs précieux, manifestations ou entreprises, indispensables à la survie de notre magazine mais, il est vrai, un peu plus difficiles à convaincre à l’heure du digital. La formidable équipe du Cavalier Romand, comme nous nous surnommons nous-mêmes (!), ne compte pas ses heures. Nous réfléchissons encore et toujours à de nouveaux sujets, à traiter l’actualité différemment, à soulever des problématiques, tout en suivant le sport et tout ce qui touche au cheval.
Nous avons la chance d’exercer le cliché du fameux « métier-passion ». Pouvoir parler cheval et sports équestres, gambader dans les places de concours romandes et au-delà, rencontrer les meilleurs équidés et équitants de la planète et vous le rapporter, ça n’a pas de prix. Enfin si, justement.

Le Cavalier Romand, entité indéboulonnable

Parfois, à en croire les apparences et les bruits de couloir, Le Cavalier Romand est invincible, là depuis aussi longtemps qu’on s’en souvienne (1919 en réalité pour ce qui est du Dragon vaudois, 1982 pour le titre actuel) et par conséquent prêt à perdurer un siècle de plus, au moins ! Vrai que certaines annonces luxueuses renforcent l’aspect déjà chic de notre mensuel aux élégantes pages pelliculées. Oui, notre magazine se veut beau, je n’ai pas peur de nous lancer des fleurs, car nous mettons tout en œuvre pour obtenir ce résultat mois après mois. Mais tout cela a un coût. Et ne va pas de soi, notre magazine ne pouvant compter sur aucune subvention.
Le Cavalier Romand n’a pas été englouti par un groupe, ce qui garantit nos chances de faire du journalisme de qualité, qui propose et dénonce si besoin. Notre journal est imprimé à Lausanne depuis la nuit des temps, parce que nous tenons à soutenir les entreprises de la région. Le site internet existe depuis le milieu des années ’90, grâce à un webmaster jurassien nommé Yannick Guerdat, alors âgé de 15 ans. Les réseaux sociaux ont été dynamisés dès l’arrivée en 2017 d’Elisa Oltra, aujourd’hui rédactrice en chef. Pour sublimer notre contenu, la maquette a été remise au goût du jour fin 2023. L’équipe est partie à Paris-Versailles assister aux Jeux olympiques de 2024, garantissant des articles écrits au plus près de l’apogée du sport. L’an dernier, le site internet est devenu plus étoffé, avec désormais du contenu réservé à nos abonnés. Des investissements indispensables pour contenter notre lectorat et attirer la nouvelle génération.

« Pouvoir rencontrer les meilleurs équidés et équitants de la planète et vous le rapporter, ça n’a pas de prix. Enfin si, justement. »

« Vous êtes sûres que vous voulez parler de tout ça ? Mieux vaut faire envie que pitié! », a dit Alban Poudret en séance de rédaction. Alors pourquoi vous raconter tout cela, sans filtre ? Pour vous dire merci, déjà, et souligner que votre soutien est capital. Mais aussi pour marteler encore que c’est une chance d’avoir un magazine qui parle de sa passion. Qui ne rêve pas d’avoir son nom, voire sa photo, dans le Cavalier Romand ? Et qui pour donner la parole aux jeunes qui montent, raconter les concours romands, parler de la vie des manèges ou des clubs ?
À l’heure où la presse généraliste a délaissé les sports équestres, rappelons qu’il n’existe à ce jour plus que trois magazines sportifs en Suisse romande, contre une quinzaine au début des années 2000. Alors ne le prenons pas pour acquis. Pour pouvoir mettre le cheval en lumière, il faut des moyens. Nous avons donc besoin de vous et chaque abonnement compte. Ma nature optimiste vous laissera sur cette assertion : longue vie au Cavalier Romand !

Lena Vulliamy


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