© FEI/Germain Arias-Schreiber © FEI/Germain Arias-Schreiber

Forum sportif de la FEI : ce qu’il fallait retenir de la seconde journée

La deuxième journée du Forum du Sport organisé à Lausanne par la Fédération équestre internationale (FEI) a donné lieu à des discussions relatives à la communication, aux affaires vétérinaires, au règlement de para-dressage ainsi que le bien-être et la sécurité à l’aune des données scientifiques.

La première session du matin a porté sur la stratégie de communication 2026-2030 de la FEI, présentées par François Pugnol, directeur exécutif du département commercial, marketing et communication depuis l’été dernier. Une stratégie élaborée avec l’aide du bureau CAA Portas et qui n’est donc pas figée dans le marbre, puisque testée lors des quatre derniers mois seulement. 

Plusieurs objectifs ont été déterminés, notamment celui de toucher un plus large public que celui de l’écosystème équestre, tout en fédérant la communauté déjà impliquée. « La FEI a fait beaucoup en investissant dans des recherches et en personnel, mais n’a pas assez communiqué. Pour ce faire, nous entendons miser sur les belles histoires qui font vivre notre sport et le rendent unique, expliquait François Pugnol. C’est une bataille pour la visibilité. On doit être divertissant au milieu de tout ce qu’on voit. Tout commence et finit avec le cheval. Notre communauté est passionnée : elle ne pratique pas seulement un hobby, elle en fait son style de vie. » 

L’un des objectifs étant d’améliorer la compréhension des sports équestres et la confiance en ces disciplines, une stratégie de communication spéciale bien-être du cheval va être développée. « Le but est d’éduquer les fans à être des gardiens des sports équestres. »

La fédération entend donc faire sa propre narration et pas seulement répondre à ce qui se passe. Dans la même veine, il est aussi prévu que la FEI soit toujours plus réactive en cas de problème voire de crise, « car on a vu que réagir vite et souvent mieux que bien réagir », analysait François Pugnol. Autres points évoqués, faire des championnats du monde et autres événements FEI des vrais moments clés dans la saison, ainsi qu’une meilleure communication avec les fédérations nationales. 

Dans l’audience, une cavalière malaisienne a proposé d’impliquer davantage les cavaliers asiatiques et africains dans la stratégie communicationnelle, notamment pour diversifier le profil des cavaliers et briser des barrières. Une intervention applaudie. « Il est vrai que nous avons principalement des hommes blancs d’âge moyen en compétition », a approuvé François Pugnol. Notons néanmoins que dans cette discussion sur la communication, rien ne concernait la presse. 

Nouveaux règlements et professionnalisation  

La matinée s’est poursuivie avec la thématique des affaires vétérinaires. Après la présentation de la méthodologie utilisée par le groupe de travail, à savoir passer au crible le règlement et identifier des sujets de discussion, chacun de ses thèmes a été présenté. Tout ceci n’étant que des propositions, l’assemblée pouvait réagir après chaque thématique. 

En para dressage, plusieurs propositions de changement de règlements ont été exprimées. En voici quelques-unes en vrac. Pour promouvoir la jeunesse, les épreuves internationales sont désormais ouvertes dès l’âge de 12 ans, contre 14 ans jusqu’ici. Une proposition de pouvoir utiliser la voix même dans les épreuves de grade IV et V a été faite. L’entraîneur pourrait aussi passer 45 minutes au lieu de 30 à préparer le cheval, et réduire le temps où l’athlète doit être sur le cheval avant le test de 15 minutes à 10 minutes (pour les athlètes de grade I). Il a été suggéré que les juges n’officient pas plus de trois ans de suite sur les mêmes concours. 

Par ailleurs, la FEI entend renforcer l’autorité et professionnaliser le poste de chef-fe d’écurie au sein des évènements (FEI Stable Manager), un poste clef dans l’organisation d’un événement. Si les écuries des grands concours sont déjà gérées par des hommes et femmes ultra compétents, ce n’est pas le cas aux échelons inférieurs. Jean-Philippe Camboulives a donc présenté un projet de formation pour ce poste.  

Enfin, la dernière session a notamment permis de présenter les travaux des vétérinaires et chercheurs Tim Parkin et Harry Stone, dont les travaux se basent sur la collecte de données dans le cadre du bien-être animal et de la sécurité. Le second a présenté un travail portant sur la longévité de la carrière de chevaux de saut d’obstacles.  

Nous approfondirons certains points de cette 15e édition  dans le prochain numéro du Cavalier Romand.

L.V. & E.O. 


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