Gaëtan Joliat : « Je commence à réaliser et je suis surmotivé ! »
Grâce à son bon Grand Prix à Falsterbo (11e), mais aussi à sa régularité (0+4 à Rotterdam et à Abou Dabi), Gaëtan Joliat a décroché son ticket pour les Mondiaux d’Aix-la-Chapelle avec Chelsea Z. Le Jurassien de 20 ans, pilote de la famille de Coulon à St-Blaise, se confie sur son week-end suédois, ses choix de chevaux et de championnats, le chemin qui l’a mené aux Mondiaux et sa préparation en vue de ceux-ci.
Gaëtan, revenons d’abord sur votre Coupe des Nations, remportée par l’équipe de Suisse et dans laquelle vous avez d’abord signé un sans-faute avant de connaître l’élimination sur le triple avec Just Special VK.
Avoir pu aider l’équipe en première manche me réconforte. Just a tout donné au premier tour, m’aidant un peu dans quelques situations, et elle était encore meilleure en deuxième manche, c’était un rêve à monter. Après mon expérience de La Baule, je n’ai pas voulu lui mettre trop de pression pour le triple, qu’elle avait touché en première manche. Je suis entré trop calme dans la combinaison et c’est venu vraiment trop long entre le a et le b.
Place ensuite au Rolex Grand Prix avec Chelsea Z dans lequel vous prenez la 11e place après un sans-faute à l’initial et un Tour des vainqueurs crédité d’une faute.
Sans me mettre la pression, j’étais tout de même conscient des enjeux en montant le Grand Prix : avec la malchance des autres (la malchance d’Alain Jufer avec Dante MM, la méforme de Barbara Schnieper ou encore les repos forcés de Mila ou d’Orelie, ndlr), j’avais une énorme chance d’avoir ma place aux Mondiaux si je faisais un bon tour. Nous avons montré que nous étions prêts.
La décision entre les Européens de la relève, pour lesquels vous auriez eu une vraie chance de médaille en individuel et par équipe, et les Mondiaux a-t-elle été difficile ?
Oui. Toutefois, il était clair que vu les opportunités que nous avions eues cette année, notamment de pouvoir monter à Fontainebleau et à Aix-la-Chapelle, il n’était pas question de lâcher notre chef d’équipe à la dernière minute.
Avant la deuxième manche de Falsterbo, hésitiez-vous encore entre Just Special VK et Chelsea Z ?
Just m’a permis de faire mon chemin sans pression avec Chelsea. Dès le début, je me suis entendu à merveille avec elle et c’est vrai que c’est elle qui a fait la plupart des gros événements avec moi. Elle a un cœur exceptionnel, mais elle n’a pas le même coffre que Chelsea. Donc la question ne se pose pas.
Vous imaginiez-vous à ce stade il y a deux ans, lorsque vous sautiez vos premiers 5* ?
Non. On a fait notre bout de chemin, sans brûler les étapes. L’an dernier, on m’a souvent dit en rigolant que l’équipe aurait besoin de moi en 2026 mais je ne l’imaginais pas. Ce que je trouve encore plus satisfaisant, c’est qu’on a fait notre bout de chemin sans brûler les étapes. Je commence à réaliser avec la quantité de messages et d’appels que je reçois depuis hier (rires).
Comment allez-vous vous préparer ? Quel sera le programme pour Chelsea Z ?
On va le laisser souffler puis axer le travail sur le physique. Puis, on va se préparer sur des petits tours sur l'herbe de Valkenswaard, si on peut y entrer, ou au National du Chalet-à-Gobet, probablement sur 140-145 cm. La hauteur n’est pas un souci pour lui, il n’a rien à prouver de ce côté-là. Le but est avant tout d’arriver à Aix-la-Chapelle avec un cheval qui a envie et qui est le plus prêt possible physiquement et mentalement »
Et vous, comment abordez-vous ces Mondiaux ?
Je me réjouis énormément car nous avons une super équipe, tant en piste qu’en dehors. L’ambiance est excellente et je m’entends très bien avec tout le monde. Je suis surmotivé car je crois qu’on a une chance énorme ! Je ne pars pas en me disant « on verra », je suis à 100% concentré sur l’équipe. L’individuel ne sera que du bonus.
Propos recueillis par Elisa Oltra











