A Lausanne, cavaliers et spectateurs bénéficieront cette fois d'une jolie vue sur le lac. A Lausanne, cavaliers et spectateurs bénéficieront cette fois d'une jolie vue sur le lac. ©RBPresse

L’élite du saut d’obstacles entre Lausanne, Geesteren et Estoril. Et ce n’est pas tout…

Les bords du Léman attendent Steve Guerdat, Henrik von Eckermann, Pénélope Leprévost, Simon Delestre, et les Rozier. D’autres stars au Global d’Estoril, au CSIO des Pays-Bas ou au Derby d’Hickstead.

Nouvelle équipe, sous la houlette de l’entreprenant Belge Christophe Ameeuw et d’EEM, nouvelle série, les Longines Masters, nouveau terrain principal, face au lac et esthétiquement bien agencé, et nouveau départ pour le CSI 5* de Lausanne-Bellerive, après trois éditions du Global (2012 à 2014) et deux autres (2016 et 2017) marquées par des soucis financiers. Une note d’espoir, comme la météo, qui s’annonce plutôt estivale (avec de brèves averses ici ou là). 

Steve Guerdat, le No 1 mondial, sera là, mais sans ses cracks, restés au Canada. Le Jurassien montera Janus VB, emprunté à Anthony Bourquard pour l’occasion, et Evita. Le Suédois Henrik von Eckermann, no 11 mondial et récent vainqueur de Bois-le-Duc et de Windsor, mise aussi sur la relève. Le Français Simon Delestre vient avec ses cracks (notamment Hermès Ryan), tout comme les frères Philippe et Thierry Rozier. Pénélope Leprévost, Nicola Philippaerts, Laura Renwick et l’Américaine Kristen Vanderveen sont les autres têtes d’affiche.

Dix Suisses en 5*, quinze en 2*

Du côté suisse, si Martin Fuchs, Pius Schwizer et Jane Richard-Philips sont à Estoril (POR), Steve Guerdat, Beat Mändli, Paul Estermann, Niklaus Rutschi et Bryan Balsiger évolueront à Lausanne, tout comme Barbara Schnieper, Walter Gabathuler, Alain Jufer, Yannick Jorand et Edwin Smits.

Temps forts, la 150 vendredi dès 18h30, une 150 cm (16h30) et la chasse (Speed Challenge, 19h30) samedi et le Grand Prix Longines, qui fait partie du circuit Paris-Hongkong-NY, dimanche dès 15h45. A voir en live ou sur EEM TV.

Romain Duguet et Anthony Bourquard ne sont pas dans ce groupe de dix sélectionné pour le 5*, ils disputeront le 2* avec une douzaine d’autres Helvètes, dont Frédérique Fabre Delbos, Mathilde Cruchet, Alexandra Amar, Florence Schwizer-Seydoux, Charlotte Barbey et Jessy Putallaz. Des jeunes sont à l'honneur (lire communiqué ci-dessous). Six-Barres samedi à 13h50, GP dimanche dès 11h45. Un 1* est aussi proposé. 

L’entrée est libre jeudi, l’accès debout restant gratuit autour de la piste principale jusqu’à dimanche, seule la tribune étant payante. Des attractions (notamment l’excellent Santi Serra) et un prolongement de la fête de la musique (avec Henri PFR aux platines) vendredi soir en prime.

D’Estoril à … Arville

Le Global Tour d’Estoril (POR) attire la majorité du Top 10, dont le No 3 Martin Fuchs, on l’a dit, Marcus Ehning, Pieter Devos ou Niels Bruynseels. GP samedi soir dès 21h30 (à voir sur le site du Global). La Suisse n’était pas concernée par le CSIO des Pays-Bas, attribué à Geesteren (Rotterdam aura les Européens, fin août). GP vendredi dès 17h30, Coupe des Nations dimanche dès 14h45 (sur MySport en français, FEI TV en anglais). Et dimanche, ce sera le fameux Derby d’Hickstead (à voir sur clipmyhorse, dès 14h45).

Léa de Coulon et Stella Trümpi sont au 2* de Knokke, d’autres en 1*, quatre Helvètes dont Marc Röthlisberger et Pascal Bettschen, à Roeser (LUX), Kaya Lüthi est chez Ludger Beerbaum, à Riesenbeck (ALL), Olivier Bujard saute au 2* de Bonheiden (BEL).

En complet, Eveline Bodenmüller monte Violine de la Brasserie CH dans le 4* d’Arville (BEL), Caroline Gerber Amore de Chignan CH dans le 3* et il y a d’autres Suisses. Sébastien Müller et d’autres affrontent le 3* de Savone, d’autres les 1 et 2*. Sandra Leonhardt-Raith est au 2* de Kreuth (ALL).

En attelage, Jérôme Voutaz et Franz Schnider évoluent au CAI de Riesenbeck (ALL), douze meneurs helvétiques sont à Bühl (ALL), quatre autres à Altenfelden (AUT).

Et les championnats romands d’attelage se déroulent dans le cadre du Summer Jump de Sion, notamment samedi en soirée. On saute notamment à Payerne (grosses épreuves vendredi), à Delémont et donc à Sion (voir aussi notre agenda, pour ces trois manifestations).

Alban Poudret

 

Communiqué de presse:

Longines Masters et FSSE, même combat : promouvoir la relève…

Charles Trolliet est président de la Fédération Suisse des Sports Équestre depuis 2009. Un homme heureux somme toute puisque sous son mandat, la Suisse a accumulé huit titres ou médailles dans les quatre grands championnats internationaux. Même si cinq, dont quatre en or, sont dues au seul Steve Guerdat à titre individuel ! Mais cet ancien vétérinaire équin et sa fédération ne sont pas du genre à se reposer sur ces lauriers : détecter et promouvoir les jeunes talents est un souci permanent à la FSSE. Cela tombe bien, EEM et notamment son Riders Lab vont offrir l’opportunité aux jeunes talents suisses de se mettre en avant dans le prodigieux cadre du Longines Masters de Lausanne à partir de jeudi !

 

  • Un nouveau concours s’installe à Lausanne, une étape de la prestigieuse série des Longines Masters : que signifie l’arrivée d’un tel événement dans le calendrier international suisse pour votre Fédération ?
  • Charles Trolliet : Nous sommes très heureux d’avoir de très grands événements sportifs, notamment de saut d’obstacles, en Suisse. Certains font partie de notre patrimoine équestre ; nous avons malheureusement perdu Zurich après trente ans d’existence, mais nous avons quand même Genève et Bâle côté indoor, et en extérieur Saint-Gall, Ascona, Crans Montana… Comme je suis un enfant de Lausanne, je suis content à double-titre de voir un nouveau concours de cette importance dans ma ville.

 

  • Le concept des Longines Masters propose beaucoup d’originalités, parmi celles-ci, ouvrir sa piste aux jeunes talents : avez-vous déjà repéré, parmi les jeunes cavaliers suisses, les futurs successeurs de Steve Guerdat et Pius Schwizer ? Les verrons-nous à Lausanne ? 
  • Charles Trolliet : EEM encourage les jeunes cavaliers et nous a ouvert ses portes et nous allons saisir cette opportunité. Cependant, nous n’avons pas envie de mettre ni Steve, ni Pius à la retraite pour l’instant ! Mais effectivement, nous avons une très belle jeune génération avec des cavaliers comme Bryan Balsiger, qui fait déjà partie de notre élite (qui participera aux Masters One dans le cadre du Riders Lab - ndlr), Yannick Jorand ou Mathilde Cruchet que l’on verra également, entre autres, à Lausanne cette semaine.

 

  • Comment expliquez-vous les immenses et réguliers succès du saut d’obstacles suisse, rarement en dehors des podiums, quel que soit le championnat – J.O., JEM, Championnat d’Europe ou Coupe du monde - la Suisse étant une petite nation sur le plan géographique et démographique et n’étant pas non plus un grand pays d’élevage, comparé à la France, l’Irlande et l’Europe du nord ?
  • Charles Trolliet : C’est un peu gênant de répondre à ce beau constat, mais je suis évidemment heureux de prendre acte ces succès. Nous avons une belle tradition équestre en Suisse. Longtemps, notre dressage a été sur le devant de la scène et actuellement nous œuvrons à recoller au peloton de tête, mais c’est un long travail. Et depuis un certain temps maintenant, nous accumulons effectivement de très bons résultats en saut d’obstacles, sans doute aussi parce que nous avons la chance d’avoir bon nombre de propriétaires enclins à laisser leurs très bons chevaux à la disposition de nos cavaliers. Et même si nous ne sommes pas un grand pays d’élevage, il y a une forte tradition équestre dans notre pays, il y a beaucoup d’événements sportifs, tous niveaux confondus, qui sont organisés de façon pérenne en Suisse. Il y a un fort attrait pour le l’équitation et le saut d’obstacles en particulier. Si, au point de vue population cavalière et d’activité équestre, par rapport à la France, nous avons un ratio d’environ un à dix, nous sommes plus proche d’un ratio de un à un en terme de résultats en saut d’obstacles. Nous en sommes très satisfaits, mais cela ne doit pas empêcher que nous devons rester très actifs et vigilants en matière de détection de jeunes talents, de les faire évoluer : un travail que gère parfaitement le chef d'équipe élite Andy Kistler qui essaye toujours d’intégrer autant que possible des cavaliers de relève dans des équipes de Coupes des Nations pour renforcer leur expérience. L’exemple le plus récent et assez emblématique est la sélection du U25 Bryan Balsinger dans l’équipe suisse qui sera envoyée au CHIO d’Aix-la-Chapelle, trois semaines après Lausanne.

Comm.


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