L'élite mondiale sur le mythique terrain d'honneur de Fontainebleau
COMMUNIQUÉ – Vitesse, précision et adrénaline : place au jumping ! Après une première semaine dédiée au dressage et au para-dressage, le Printemps des Sports Équestres change d’intensité. Du 22 au 26 avril, le saut d’obstacles prend possession du Grand Parquet et retrouve le prestigieux Terrain d’Honneur entièrement rénové. Haut lieu de l’équitation internationale, cette mythique arène sur herbe reprend toute sa place au cœur du dispositif sportif pour un CSI5*, rendez-vous majeur du calendrier.
À quelques mois des championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, le Grand Parquet s’impose comme un passage clé pour certains des meilleurs cavaliers de la planète. Près de la moitié du Top 50 mondial est réunie pour fouler le sol de l’iconique Terrain d’Honneur, témoin de tant de grandes victoires et de confrontations marquantes. Tous viennent avec la même ambition : inscrire leur performance dans l’histoire du lieu et s’imposer dans une compétition qui s’annonce déjà parmi les plus relevées. Sur ce mythique Terrain d’Honneur, qui inscrira son nom dans l’histoire du lieu ? Qui saura répondre aux exigences du parcours imaginé par le chef de piste français Gregory Bodo ? De la tension. Du rythme. De l’intensité. Bienvenue dans une semaine de jumping au plus haut niveau, à Fontainebleau.
Scott Brash : évidemment…
Parmi les très sérieux prétendants à une victoire bellifontaine : Scott Brash. Le cavalier britannique
paraît inarrêtable. À Genève, à Doha ou plus récemment lors du Grand Prix Hermès au Grand Palais, semaine après semaine, le numéro un mondial enchaîne les victoires et accroche les plus prestigieux prix à son palmarès avec une régularité qui force le respect. Rien, ou presque, ne semble aujourd’hui lui résister. Mais à Fontainebleau, ce statut de leader ne protège de rien. Et le jeu reste ouvert. Dans ce plateau particulièrement dense et relevé, ils sont nombreux à pouvoir prétendre à l’emporter. Une configuration qui ressemble plus que jamais à une ultime répétition, grandeur nature, avant les Mondiaux. Ici, il s’agit d’affûter les chevaux sur des parcours exigeants, mais aussi de se montrer au moment où les regards des sélectionneurs se posent.
Garder sa place, confirmer son rang
Vainqueur du Grand Prix en 2025, Yuri Mansur est de retour à Fontainebleau avec l’ambition de confirmer. Face à un plateau aussi relevé, rééditer une telle performance est un véritable challenge, mais le Brésilien a déjà prouvé qu’il savait répondre présent dans ce type de rendez-vous. D’autant plus que la compétition se court cette année sur le Terrain d’Honneur. « Si on est bon au Printemps des Sports Équestres, on sait qu’alors on peut viser plus haut pour la suite de la saison. De manière générale, je suis toujours plus à l’aise sur les terrains en herbe ! Je viens d’un pays où l’on apprend à monter sur de grandes pistes en herbe. C’est un environnement plus naturel pour moi ! », prévient le cavalier à la veste jaune. Mais avant de penser à la victoire, Yuri Mansur devra composer, notamment, avec Henrik von Eckermann, une référence du circuit mondial. Sacré champion du monde à Herning en 2022, le Suédois aura à cœur de réaffirmer son statut à quelques mois seulement de remettre son titre en jeu. Sur une piste comme celle de Fontainebleau, son expérience et sa qualité de monte peuvent faire la différence à tout moment. Mais ils sont nombreux à rêver d'une victoire au Grand Parquet.
Le jeu reste ouvert
À commencer par Julien Épaillard. Huitième mondial, le Français est aujourd’hui l’un des rares capables de faire dérailler les scénarios les mieux installés. Vélocité, courbes serrées, risques calculés en font un cavalier redouté. Mais il en faudra plus pour impressionner Steve Guerdat. Outre son équitation, le cavalier helvète – onzième mondial – impressionne par son mental et sa capacité à gérer la pression lors des plus grands événements, comme les Jeux olympiques qu’il a déjà remportés. Lecture parfaite, gestion du tempo, économie des gestes : lorsque la pression monte, il reste de marbre. Difficile à déstabiliser. Pourtant la concurrence vient de toutes parts. À l’image de Harrie Smolders (NED - 13e), Max Kühner (AUT - 21e) et Cian O’Connor (IRL - 22e) qui entendent eux aussi briller sous le soleil du Printemps des Sports Équestres. Très appliqués, ils lisent les parcours avec justesse et enchaînent les sans-faute avec une régularité de métronome. Cela sera-t-il suffisant pour s’imposer ou faudra-t-il prendre davantage de risques, à l’image de Martin Fuchs par exemple ? Le Suisse, 29e mondial, joue pour gagner. Direct, efficace, quasi instinctif, il sait transformer la moindre opportunité en victoire dès qu’elle se présente. Pourquoi pas à Fontainebleau ? Il faudra toutefois composer aussi avec Daniel Deusser (GER – 24e), deuxième de la Finale Coupe du monde FEI Longines il y a quelques jours au Texas.
Outre Julien Épaillard, les cavaliers français sont nombreux à répondre présents à Fontainebleau, sur une piste qu’ils savent peut-être plus que quiconque ô combien spéciale : Simon Delestre (23e), Kevin Staut (30e mondial et 5e de la Finale Coupe du monde Longines FEI de Fort Worth dimanche dernier), Marc Dilasser (74e), Roger-Yves Bost (86e) ou Olivier Perreau qui s’est adjugé en novembre dernier une étape Coupe du monde lors du Longines Equita Lyon, Concours Hippique International. À leurs côtés, une génération plus jeune s’affirme, portée notamment par Antoine Ermann (49e) et Jeanne Sadran (121e), déjà en mesure de s’exprimer et de rivaliser dans ce type d’épreuves au plus haut niveau et sur une des plus belles pistes au monde, devant le public bellifontain. Car c’est peut-être là l’une des clés du Printemps des Sports Équestres : l’alchimie rare entre un lieu iconique, un public fervent, des cavaliers parmi les meilleurs au monde et leurs chevaux. De cette rencontre naissent ces moments suspendus où le sport s’élève.
Comm.












