Leo Cordes et sa création pour la famille Balsiger (à g. Ken puis à droite Thomas et Bryan Balsiger). © Privée Leo Cordes et sa belle création originale pour la famille Balsiger (à g. Ken puis à droite Thomas et Bryan Balsiger). © Privée

Leo Cordes, un métier au service d’un rêve

À 18 ans, le meneur neuchâtelois Leo Cordes prendra part du 12 au 15 août aux championnats d’Europe poneys -25 à Osorhei en Roumanie. Une sélection obtenue grâce à une bonne dose d’huile de coude, de talent et des mentors, Jérôme Voutaz et Michaël Barbey, investis.

Si vous avez pris le temps de flâner parmi les exposants du National de Corcelles fin juin, vous avez sans doute été attiré par un petit stand comportant des créations artisanales faites de fers à cheval. L’une d’entre elle trônait même au centre de la belle piste en sable du Cudret. Ces créations originales sont le fruit du travail de Leo Cordes, ami des Balsiger, aide précieuse et voisin de Montezillon.  

Passionné d’attelage, le jeune Neuchâtelois se sert avec brio de son métier, celui d’apprenti maréchal-ferrant au Haras national d’Avenches, pour financer sa grande passion : l’attelage. Né dans une famille de cavaliers de loisir, Leo Cordes a commencé à mener une fois devenu trop grand pour monter sa ponette Eshet, qui l'accompagnera en Roumanie. Grâce à feu Fred Cachelin, il fait la rencontre de Jérôme Voutaz, qu’il groome régulièrement en concours, puis de son entraîneur et autre mentor Michaël Barbey. En échange de coups de main, ce dernier lui donne de nombreux cours et l’emmène avec lui sur les concours internationaux, comme au Haras du Pin le week-end dernier.  

En parallèle, pour financer son sport, le jeune homme lance ses créations artisanales. Car l’attelage coûte très cher, trop pour un salaire d’apprenti : « L’an dernier, j’ai dû changer de char, ce qui représente un coût de 8'000 francs. C’est là que j’ai eu l’idée de faire des créations avec tous ces vieux fers que je voyais partir à la décharge ». 

Dans sa ligne de mire, après ses belles 2e place au Haras du Pin et à Saumur, Leo Cordes représentera la Suisse aux Européens poneys : « Mon but est d’être régulier sur les trois tests car je ne pars pas du même point que mes concurrents qui ont baigné dans le milieu depuis tout petits. Là où on a le plus de chance de gagner des rangs, c’est au marathon ». Ensuite, il envisagera progressivement une transition vers les chevaux, raison pour laquelle il compte bien continuer ses activités artisanales (« Je commence à économiser pour le jour où je tomberai sur un crack ! ») et à se donner à fond pour sa passion. 

Pour découvrir les créations de ce jeune passionné et le soutenir, c'est par ici : leocordes.com


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