Martin Fuchs : « Tout est facile avec Lorde »
Le Zurichois fait le point avant la Finale Coupe du monde de Fort Worth.
Martin, vous montez L&L Lorde depuis trois ans, mais il y a eu un vrai déclic dès l’automne passé, à Vienne (7e), puis à Genève, encore cet hiver à Bâle (4e) et ici à Bois-le-Duc (5e). La régularité est là ?
J’y croyais dès le début, il avait gagné un Youngster à St-Gall et bien sauté à Aix-la-Chapelle à 8 ans, mais il a été blessé, on le voyait par intermittence, et depuis l’an passé, il gagne en régularité.À Genève, il a fait une petite faute dans le difficile Rolex Grand Prix et depuis, à Bâle et ici, il a fait des sans-faute. Vendredi soir, l’erreur au barrage était pour moi et dans le Grand Prix, il a été magnifique.
Au barrage, vous êtes parti fort, mais avez ensuite un peu changé de stratégie, non ?
Entre les deux premiers, les sept foulées étaient beaucoup plus longues que je ne le pensais et ensuite je n’ai pas forcé. J’avais vu Pieter Devos aborder le double tranquillement, mais pas le reste et j’avais clairement sous-estimé la fin de son barrage ! Quand j’ai revu son tour à la vidéo, j’ai compris que j’avais trop assuré pour prétendre à la 3e place, mais je suis content de la manière.
Les principales qualités de L&L Lorde ? Votre but à la finale de Fort Worth ?
Il saute avec une grande légèreté, tout est facile et j’ai appris à le monter harmonieusement. Il a une super tête, il n’a peur de rien, je peux aller en confiance au Texas. Ici, ce n’était pas facile avec cette forêt d’obstacles, mais c’était une bonne préparation pour la finale. Je monterai la chasse sans exagérer, en espérant ensuite faire des sans-faute et on verra !
Lorde pourrait aussi être une option pour les Jeux mondiaux ?
Absolument ! Il avait bien sauté le Youngster Tour à Aix, il est à l’aise sur l’herbe et ne regarde rien. Il retournera fin mai à Aix, pour le Rolex Grand Slam.
Et Leone Jei, convalescent depuis sa chute à Calgary, quand le reverra-t-on ?
Il va bien, je vais sauter des cavaletti, commencer les parcours en avril et j’espère le prendre comme deuxième cheval à Rome, fin mai, puis sauter le Grand Prix de La Baule avec lui.
Propos recueillis par Alban Poudret











