AG de la FEI à Tokyo: une majorité vote la réduction des équipes à trois pour les JO! Les cavaliers déçus.

Plus de résultat biffé aux JO, les trois cavaliers compteront, quels que soient les scores et les incidents, et ce pour les trois disciplines ainsi qu'aux Paralympiques. Au CIO de ratifier ou non ces mesures.

FEI,CIO,IJRC,réduction des équipes,à trois cavaliers aux JO Les Britanniques avaient gagné à quatre à Londres, pas à trois. Leur Fédération a voté pour la mesure, contrairement aux autres grandes fédérations européennes

Ce mardi 22 novembre à Tokyo, les délégués de la FEI ont accepté à une grande majorité (96 fédérations sur 107, dont 76 présentes) de réduire les équipes à trois, sans résultat biffé, aux JO et aux Jeux paralympiques, malgré des appels répétés et déterminés des cavaliers. De grandes nations équestres européennes, comme l’Allemagne, la France, les Pays-Bas ou la Suisse, ainsi que la Nouvelle-Zélande ont voté contre la proposition de la Fédération équestre internationale (FEI) de réduire à trois cavaliers les équipes aux JO, mais pas la Grande-Bretagne (favorable depuis le début), ni les Etats-Unis (qui semblaient pourtant hésiter), et au total, c’est une forte majorité qui a voté pour, malgré l’alerte lancée par les cavaliers. 
Comme on pouvait le prévoir, les petites fédérations, qui ont souvent l’illusion d’avoir un ou plusieurs représentants aux JO, ont voté en faveur d’une mesure qui pourrait leur ouvrir les portes olympiques.
Sport et politique sont parfois deux choses bien distinctes. La grande majorité des cavaliers et des nations importantes sont de fait plutôt opposées à cette mesure, pour de multiples raisons (équité, principes fondamentaux du sport, niveau d’excellence, bien-être du cheval, etc.) que nous avons souvent exposées ici, mais la FEI voyait là le seul moyen d’augmenter l’universalité de notre sport et donc le nombre de drapeaux, même si les cavaliers avaient proposé de sacrifier une ou deux équipes pour gagner huit drapeaux.

Un président très satisfait
Le président de la FEI Ingmar De Vos, qui portait ce projet depuis deux ans avec son vice-président américain John Madden, président de la Commission de saut d’obstacles, s’est félicité de ce vote clair en faveur du changement :  « C’était un vote très important pour l’avenir de notre sport, si nous voulons augmenter l’universalité de notre sport, en accord avec les recommandations de l’agenda olympique 2020. » Et le président de la FEI (qui est interviewé dans le prochain Cavalier Romand et, plus longuement, dans L’Eperon de décembre) d’insister sur le fait que le quota de 200 cavaliers ne pouvait de toute manière pas être augmenté.

Des cavaliers très frustrés
Les cavaliers de saut d’obstacles et de complet, eux, s’étaient mobilisés contre cette mesure depuis deux ans. Les premiers étaient nettement plus actifs (les seconds craignent pour l’avenir de leur discipline aux JO et se font donc plus discrets). L’IJRC, qui rassemble les cavaliers de saut de niveau international, et le NARG (cavaliers d’Amérique du Nord) avaient tenté un ultime baroud d’honneur en publiant une longue lettre résumant leurs arguments (LIRE ICI). 
La réponse de la FEI, qui insistait dimanche sur la réduction des équipes en occultant un peu leurs autres propositions, les a irrités et déçus, notamment la directrice Eleonora Ottaviani, la présidente Christina Liebherr, toutes deux présentes sur place, le vice-président Rodrigo Pessoa, également représentant des cavaliers à la Commission, ou encore le champion olympique Steve Guerdat, qui avait vigoureusement parlé lors du dernier Forum sportif de la FEI. De Stuttgart, où il a brillé (2e du GP et meilleur cavalier du concours), le Suisse a encore envoyé un message à Tokyo. « On nous répond que nous avons envoyé cette lettre trop tard, mais nous répétons tous cela depuis deux ans, on ne nous écoute tout simplement pas », a-t-il souligné avec sa franchise habituelle.

La balle est dans le camp du CIO
Les onze nations bien déterminées à s’opposer à cette mesure vont désormais tenter de convaincre directement le Comité international olympique (CIO), la FEI devant présenter ses propositions au Comité exécutif du CIO d’ici à février prochain (la Commission du programme travaillera ensuite sur le sujet jusqu’en mai et le vote n’interviendra qu’en novembre 2017). Nul doute que ces nations rappelleront que la FEI a tout de même reculé en renonçant pour l’heure à cette mesure pour les championnats d’Europe et du monde, ainsi que pour les Coupes des Nations, qui auraient pu être particulièrement fragilisées par cette mesure. Pourquoi ce qui serait dommageable pour le reste des épreuves serait-il judicieux pour les JO ? Cavaliers et nations opposées à la mesure n’entendent pas abandonner le combat.
Alban Poudret


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