Philip Weishaupt et Sansibar 89 (Photo: Rolex Grand Slam of Show Jumping / Ashley Neuhof) Philip Weishaupt et Sansibar 89 (Copyright Rolex Grand Slam of Show Jumping / Ashley Neuhof)

Calgary: belle victoire pour Philipp Weishaupt

Nous avons interviewé le cavalier allemand Philipp Weishaupt après que sa jument de 12 ans et lui franchissent les deux parcours sans faute qui les mèneront à la victoire de la Cana Cup cotant à 1,60 m des « Masters » de Spruce Meadows.

  • Quelles étaient vos tactiques pour le barrage ?

Je savais que mon cheval a une grande foulée, donc j’en ai retiré quand je le pouvais. J’ai bien conscience que je n’arrive pas toujours à bien la faire tourner. Finalement, les tournants n’étaient pas si mauvais que je m’y attendais et je pense qu’elle a mieux tourné parce qu’elle s’y était habituée au premier tour où le chronomètre était serré. Je savais que je devais galoper pour être rapide, mais pas trop non plus, juste assez pour mettre la pression sur les autres cavaliers et, heureusement, il en est resté ainsi.

  • Comment était le parcours aujourd’hui ?

Le parcours était difficile et comportait de nombreuses difficultés, notamment à cause du temps alloué qui était hyper serré. C’est toujours serré ici, mais ce chrono était vraiment court. C’est pourquoi il a coûté tant de barres dans la première manche à autant de cavaliers. Il y avait une combinaison difficile à la fin et, globalement, je suis content qu’elle ait si bien sauté.

  • Comment était Sansibar à l’entrée du barrage ?

Elle m’a donné de bonnes sensations à la première manche et elle adore ces grandes carrières en herbe.

  • Comment vous préparez-vous pour le CP International, présenté par Rolex, dimanche ?

Je réalise que les chances sont minces de remporter le CP International, présenté par Rolex, deux années de suite. Mais si je n’essaye pas, les chances sont nulles. L. B. Convall est en forme et il adore sauter ici. J’ai le sentiment qu’il grandit et qu’il est plus à l’aise.

J’ai fait sauter L. B. Convall hier, dans un parcours plus petit, à 1,50 m, pour l’entraîner avec des fautes de temps. J’ai refait la même chose aujourd’hui pour l’échauffer gentiment et il a refait des points de temps dépassé. Il paraissait bien. Je lui laisse maintenant deux jours de repos avant le CP International, présenté par Rolex, mais il fera un tout petit peu de dressage pour être frais dimanche.

Comm.

 

Quelques mots avec les organisateurs : Ian Allison

Ian Allison and Eric Lamaze à la remise des prix Akita Drilling Cup Ian Allison and Eric Lamaze à la remise des prix Akita Drilling Cup ©Ashley Neuhof RGS
  • Dans quelle mesure pensez-vous que le Rolex Grand Slam of Show Jumping contribue à donner au sport qu’est le saut d’obstacles la reconnaissance mondiale qu’il mérite ?

Quand le Rolex Grand Slam of Show Jumping a été lancé en avril 2013, les partenaires avaient une vision collective qu’ils voulaient concrétiser. Depuis cinq ans et demi, d’immenses efforts ont été déployés et il a fallu un immense engagement de la part de tous pour en faire ce que c’est devenu aujourd’hui. Grâce à cette initiative, les fans de sports équestres et de sport en général ont pu apprécier un niveau de compétition extraordinaire. Nous sommes ravis de l’enthousiasme avec lequel les cavaliers ont accueilli le Rolex Grand Slam et la reconnaissance que les médias ont donnée aux quatre Majeurs et leur signification pour le sport. Nous avons aussi eu beaucoup de chance que Scott Brash remporte le titre si vite, ce qui démontra qu’il est possible de gagner le Rolex Grand Slam. Depuis, il a été très intéressant de constater que les athlètes ont donné la priorité aux quatre Majeurs et que leurs chevaux sont gérés en fonction de ces compétitions. Tout cela a fait que le Rolex Grand Slam a captivé l’attention des fans de sports qui, je pense, le placent maintenant au même rang que le Grand Slam de tennis et de golf. C’est devenu un événement sportif de renommée mondiale et rien n’aurait été possible si Rolex n’avait pas adhéré à cette vision aussi magnifiquement.

  • Pourquoi Spruce Meadows est-il un événement si spécial à vos yeux ?

Notre fondateur décrit Spruce Meadows comme une recette extrêmement simple : une bonne dose d’amitié, une louche de commerce et du bon sport. Ces principes peuvent s’appliquer à tous les intervenants, que ce soient les médias, les athlètes, les entreprises partenaires, les fans et les bénévoles. Ce site existe depuis 1975 et son fonctionnement repose sur les épaules des bénévoles du Pegasus Club. On peut voir une photo d’un petit groupe de bénévoles qui a été prise le jour de l’inauguration. Beaucoup d’entre eux sont toujours parmi nous aujourd’hui. Certains occupent des postes à responsabilité, tandis que d’autres œuvrent sur l’envers du décor, dans le transport, l’accueil, le stationnement ou veillent au bon déroulement des épreuves. Nous employons une centaine de personnes à temps plein, ce chiffre grimpant jusqu’à 1 500 personnes quand Spruce Meadows bat son plein pour les « Masters ». Sans nos dévoués bénévoles, cette compétition n’existerait tout bonnement pas et c’est ce qui rend Spruce Meadows si spécial à mes yeux.

  • N’est-il pas formidable pour Spruce Meadows qu’un détenteur du titre de la stature de Marcus Ehning ait choisi de venir se mesurer aux « Masters » ?

Marcus Ehning compte parmi les plus grands noms de ce sport et je pense que Spruce Meadows a vu passer quasiment tous les plus grands. Ses titres en Coupe du monde et aux Jeux équestres mondiaux, sa victoire récente au Grand Prix Rolex au CHIO d’Aix-la-Chapelle – il y est parvenu avec différents chevaux et à différentes époques, ce qui est une prouesse phénoménale. Donc, avoir Marcus ici avec tout son palmarès, et le fait qu’il donne la priorité à cette manifestation à quelques jours des JEM, est la preuve incontestable du chemin parcouru par le Rolex Grand Slam of Show Jumping. Ça ne sera pas facile pour lui, car il sera talonné par son compatriote et champion en titre du CP « International », présenté par Rolex, Philipp Weishaupt. Avec Marcus et Philipp, d’autres cavaliers de niveau international ont choisi de participer au Rolex Grand Slam of Show Jumping, comme Beezie Madden et Luciana Diniz, ce qui est extrêmement flatteur pour l’équipe organisatrice et tous ceux qui font le Rolex Grand Slam.

  • Le CHIO d’Aix-la-Chapelle a été comparé aux championnats de Wimbledon. Quel événement sportif mondial pourriez-vous comparer au « Masters » de Spruce Meadows ?

Par bien des aspects, il serait juste de comparer les « Masters » de Spruce Meadows au Tournoi des Masters de golf. Au fil des décennies, j’ai discuté à maintes reprises avec notre coprésident et cofondateur, Ron Southern, du modèle de fonctionnement du Tournoi des Masters qui est un peu indépendant du PGA Tour, tout comme Spruce est très éloigné de l’Eurocentrisme des compétitions de saut d’obstacles internationales. Cela a permis à Spruce Meadows de s’écarter par bien des aspects des procédures standards de nombreux tournois mondiaux, car c’était vital pour sa survie. Cela dit, c’est également intéressant de le comparer aux Championnats de Wimbledon. Les Anglais ne sont pas la meilleure nation de tennis du monde, mais ils accueillent le plus grand tournoi du Grand Chélem, dans la même veine que le Canada n’est pas la meilleure nation de saut d’obstacles, mais nous organisons certainement l’un des meilleurs tournois du Rolex Grand Slam !


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