Eva Lachat ©NP ©NP

Eva Lachat nous ouvre ses portes

Avec une pouliche 1ère et un poulain 2e aux finales d’Avenches 2021, son élevage de la Rouge-Eau est coté même s’il reste un hobby, et elle brille elle-même jusqu’en S en dressage – son premier Grand Prix sera pour 2022 ! –, tout en gérant avec son mari Gérard un domaine de 55 hectares et une centaine de chevaux à Bellelay. La vie d’Eva Lachat est bien remplie, trépidante même. Mère de deux enfants, Eva a un peu plus de temps pour elle depuis que ceux-ci volent de leurs propres ailes. Son chef de piste de mari a heureusement la même passion qu’elle pour les chevaux. Ils la vivent en couple, dans un paradis de verdure et de calme.

  • Eva, y avait-il des chevaux dans votre enfance ? 
  • Mes parents ont toujours dit que je pourrai faire du cheval quand j’en aurai les moyens. Je viens de Reichenbach im Kandertal, dans l’Oberland bernois. Sur le chemin de l’école, il y avait une forge et parfois un cheval. Si je ne rentrais pas de l’école, ma maman savait pourquoi ! J’ai parfois attendu deux heures en espérant pouvoir aller sur le cheval avant qu’il ne reparte. On m’avait emballée avec des sacs parce qu’il faisait froid et j’étais assise sur un mur. À côté de l’église, un paysan avait un mulet, et j’ai débuté comme ça. Je suis allée faire les écuries pour pouvoir monter. Puis une amie avait des franches-montagnes et par la suite, j’ai pu monter un très bon FM. C’était un cheval militaire et le frère du propriétaire était officier. Il a acheté un demi-sang au Dépôt fédéral, à Berne. J’avais 13 ans et j’ai pu l’accompagner. J’ai alors su que je voulais être écuyère au Dépôt. Le commandant m’a freiné, il m’a dit qu’il me promettait une place d’apprentissage si je faisais d’abord un autre CFC. C’est ce que j’ai fait, comme vendeuse, puis j’ai pu commencer ma formation d’écuyère et c’est là que j’ai rencontré Gérard. J’ai été une année chez Armin Uebelhard, le marchand de chevaux, puis dans une écurie privée à Bettlach. On s’est ensuite marié et on a pu reprendre le manège de Bienne en 1998. Notre fille Deliah avait neuf mois. On est parti de rien et ça a évolué. On est resté là-bas huit ans, avant d’acheter à Bellelay. 
  • La passion du dressage, c’est arrivé quand ? 
  • On est toujours allés aux concours, mais je n’étais pas la plus talentueuse en saut. Ça allait bien jusqu’à une certaine hauteur. Mais …

Découvrez l’intégralité de cette interview dans le n° de décembre de votre magazine


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