Fontainebleau : la hiérarchie du dressage mondial à l'épreuve
COMMUNIQUÉ – Des stars bien installées, des prétendants en embuscade et un choc de titans. Voilà qui promet du beau sport. Du 16 au 19 avril, la hiérarchie mondiale du dressage pourrait bien vaciller à l’occasion du CDIO5*-NC de Fontainebleau, support de la première Coupe des Nations de dressage organisée au Printemps des Sports Équestres. L’un des deux seuls CDIO5*-NC au monde, avec Falsterbo.
À quelques mois du championnat du monde FEI de dressage à Aix-la-Chapelle, la Carrière des Princes devient le théâtre d’une véritable répétition générale. Ici, les meilleurs couples de la planète viennent affiner les derniers réglages, tester les équilibres, se jauger. Et les enjeux sont cruciaux, à l’échelle individuelle comme collective, dans une compétition où chaque reprise compte. 30 athlètes, représentant 9 nations, entreront en piste pour cette compétition au plus haut niveau dont le Grand Prix du samedi sera le support de la Coupe des Nations.
La Belgique en conquête
Parmi les têtes d’affiche de ce rendez-vous de Fontainebleau : Justin Verboomen. Après une année 2025 qui a propulsé le cavalier belge et son incroyable Zonik Plus sur tout en haut des classements mondiaux, l’actuel numéro 2 FEI se présente à Fontainebleau avec une ambition claire : prouver qu’après cette ascension fulgurante il faudra durablement compter avec lui au sommet du dressage mondial.
En quelques mois, il s’est imposé comme la locomotive d’une équipe belge en pleine affirmation, qui enchaîne les performances et s’installe parmi les nations qui comptent. À ses côtés, Larissa Pauluis (8e mondiale) et son fidèle Flambeau apportent régularité et solidité, tandis que Wim Verwimp et Charlotte Defalque complètent un collectif soudé, sans véritable point faible. La Belgique n’est plus un outsider. Elle est attendue, observée, redoutée — et pourrait bien rebattre les cartes dans la hiérarchie du dressage mondial. Son objectif est limpide : confirmer que cette dynamique n’est pas passagère, mais bien le signe d’un basculement durable parmi l’élite.
L’Allemagne à l’épreuve
Face à cette montée en puissance, l’Allemagne ne compte pas jouer les spectatrices. Elle vient rappeler, sur le terrain, pourquoi elle reste une référence du dressage mondial. Avec Isabell Werth, actuelle numéro 3 mondiale, c’est toute une école qui entre en piste : une équitation de précision absolue, où rien n’est laissé au hasard, où chaque mouvement est pesé, maîtrisé, assumé.
Autour d’elle, Frederic Wandres (20e mondial), Benjamin Werndl et Svenja Kämper-Meyer composent un collectif dense. À quelques mois d’un championnat du monde disputé à domicile, l’Allemagne avance avec une exigence intacte : tenir son rang, sans céder un centimètre face à une concurrence qui, désormais, se rapproche.
Le Royaume-Uni en mission
Mais les Allemands ne sont pas les seuls à vouloir rester au sommet. Le Royaume-Uni entend lui aussi imposer sa présence dans cette confrontation. Avec Charlotte Fry, actuelle 4e mondiale, et son
spectaculaire Glamourdale, l’équipe britannique dispose d’un couple capable de marquer les esprits
et les juges, autant par sa puissance que par son expressivité.
Aux côtés de Carl Hester, référence du dressage mondial, Fiona Bigwood et Lewis Carrier complètent une équipe équilibrée, expérimentée, capable de répondre dans les moments clés. Un collectif qui a les moyens de transformer son potentiel en points et de peser jusqu’au bout dans le classement par équipes.
Trois chevaux, trois signatures
Et si la confrontation entre Justin Verboomen, Isabell Werth et Charlotte Fry, respectivement 2e, 3e et
4e mondiaux, s’annonce déjà décisive, elle se jouera aussi à travers leurs chevaux. Zonik Plus incarne un dressage en mouvement, porté par la légèreté, l’expression et une forme de liberté parfaitement maîtrisée. Wendy de Fontaine impose une autre partition : celle de la justesse absolue, de la rigueur, d’un équilibre sans faille où chaque détail compte. Glamourdale, lui, capte immédiatement le regard : puissance, amplitude, charisme. Un cheval qui impose sa présence autant qu’il séduit. Trois chevaux, trois signatures, trois visions du dressage moderne.
La France au rendez-vous
Mais les représentants des autres nations ne comptent pas se contenter d’un rôle d’observateurs. Loin de là. À commencer par la France, qui évoluera à domicile. Portée par le public bellifontain, Pauline Basquin, associée à son fidèle Sertorius de Rima Z IFCE, retrouve une piste qu’elle connaît bien. La cavalière du Cadre Noir de Saumur (31e mondiale) sera l’un des piliers d’une équipe tricolore complétée par Alexandre Ayache, Bertrand Liégard et Alizée Roussel. Dans ce contexte particulier, les cavaliers français auront une carte réelle à jouer. Devant leur public, sur un terrain qu’ils maîtrisent, ils chercheront à élever leur niveau pour s’inscrire dans la lutte et venir bousculer la hiérarchie établie.
Le Portugal ouvre le jeu
Et si la surprise venait aussi du sud ? Le Portugal n’a pas l’intention de laisser cette compétition se jouer en cercle fermé. Bien au contraire. Avec João Pedro Moreira (23e mondial), Maria Caetano (25e) et Vasco Mira Godinho (38e), l’équipe lusitanienne aligne trois cavaliers solidement installés dans le top 40 mondial. Une homogénéité rare à ce niveau, qui en fait un collectif particulièrement solide. Le Portugal fait bloc et avance groupé, avec une régularité capable de peser à chaque reprise. Dans un format où chaque point compte, cette solidité pourrait bien faire la différence et permettre à l’équipe lusitanienne de jouer les trouble-fête, en ouvrant le jeu là où on ne l’attend pas forcément.
Il faudra également compter sur l’Espagne, portée notamment par José Antonio Garcia Mena, qui avance avec des repères solides et une dynamique collective en reconstruction. Les Pays-Bas, eux, ne font jamais de bruit… mais répondent toujours présents. Dans les grands rendez-vous, ils savent saisir la moindre ouverture. Une nation qu’il serait imprudent de laisser dans l’ombre.
Le Printemps des Sports Équestres promet ainsi de belles émotions sportives dès sa première semaine dédiée au dressage. Dans ce CDIO5*-NC, temps forts de la saison, les meilleures nations et les couples les plus brillants du moment viendront défendre leurs couleurs nationales au plus haut
niveau mondial. Un spectacle rare, mêlant précision, puissance et élégance, à ne manquer sous aucun prétexte. Ces athlètes d’exception attendent le fervent soutien du public. Fidèle à sa philosophie, le comité organisateur propose cette année encore l’ensemble des compétitions du Printemps des Sports Équestres en accès libre et gratuit. Une invitation ouverte à tous pour vivre au plus près l’excellence du dressage mondial.
Comm.












