Les Suisses Mario Gandolfo, Stefan Ulrich et Michaël Barbey décrochent l’or aux Mondiaux d’attelage à 1 à Munich-Riem. Une Première !  © Martin Dokoupil-FEI Les Romands Mario Gandolfo et Michaël Barbey, qui entourent Stefan Ulrich, ont décroché l’or aux Mondiaux d’attelage à 1 à Munich-Riem. Une Première ! © Martin Dokoupil-FEI

Les meneurs romands racontent leur championnat du monde

Sacrés champions du monde par équipe pour la toute première fois aux côtés de Stefan Ulrich, auteur d'un doublé inédit dans l'Histoire de l'attelage suisse, Mario Gandolfo, encore en argent en individuel, et Michaël Barbey nous racontent leurs exploits de Munch-Riem.

Mario Gandolfo

« Favela n’avait pas fait une saison exceptionnelle jusqu’ici. Un copier-col- ler d’il y a deux ans avec l’élimination à Sélestat, un couac à Saumur (3e) et un petit souci de santé. Ici, elle était à nouveau à 100%, mais je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’ai vite été rassuré ! Nous avons travaillé le dressage cet hiver avec Boyd Exell, qui nous a accompagné à Saumur et ici. Ça a payé avec sept points de pénalité de moins qu’il y a deux ans ! Avec 11 pts de retard (11e), j’étais dans le bon wagon.
À la reconnaissance du marathon, je n’ai pas trouvé le tracé idéal, je préfère quand c’est plus technique. Je passais en début d’épreuve et j’avais peu d’infos hormis les consignes de Koos de Ronde : foncer et prendre des risques ! Favela a trébuché au n° 1 et n’était pas à l’aise au n° 2, plus glissant. Mais elle m’a fait confiance et dès le n° 3, on a signé de bons temps. J’étais déçu des imprécisions et pensais que ça ne suffirait pas. Finalement, le marathon s’est avéré sélectif. C’est dû à la particularité des sols, très naturels avec des montées, des descentes et des dévers. Beaucoup de meneurs n’en ont plus l’habitude car tout devient de plus en plus standardisé. En Suisse, on a la chance d’avoir des petits concours qui nous offrent ça. En reconnaissant la maniabilité, je ne voyais pas comment un sans-faute pourrait arriver, mais le zéro de Lea Spring nous a donné de la confiance.
Ce titre par équipe est une excellente chose pour la discipline. Entre nous, on se connaît bien et collabore vraiment autour de cet objectif. Je suis heureux pour Stefan, que je prenais en camion avec moi quand il était petit. C’est un bosseur, son père et lui étudient et regardent tout. Ils sont durs avec eux-mêmes, rigoureux et ultra fair-play, ils veulent que le meilleur gagne. Je suis content qu’il se fasse un prénom ! Michaël est aussi un grand travailleur, il nous a bien aidés au dressage et il a été malchanceux au marathon. Je suis ravi de ma médaille d’argent individuelle car certains pensaient que 2024 était un coup de chance. Et je suis fier de ma jument qui donne tout. Ces championnats nous ont étonnés en bien car le CAI de l’an dernier n’était pas fameux. J’ai aimé ces terrains authentiques qui ne font pas de notre sport une discipline élitiste. Les organisateurs ont fait une belle fête avec des traditions bavaroises. Rappelons que pour nous, le concours, c’est des vacances car le lundi, on retourne au travail. C’est ça l’attelage ! »

Michaël Barbey

« Ma jument a très bien voyagé et je l’ai sentie en forme d’emblée. Avec le nouveau règlement, tout est tiré au sort, l’ordre des équipes, mais aussi celui des meneurs au sein de celle-ci. C’est plus juste car ça mettait des tensions : tout le monde voulait passer le vendredi après-midi lorsque les notes sont habi- tuellement plus hautes. Comme ça, les juges sont attentifs dès le début. Entre les lettres, Maelyce était très concentrée. Ce n’était que son troisième gros concours et son premier championnat.
Sur le marathon, ça s’est compliqué au n°2 puis au n° 3, avec un tombant à chaque fois que je mets sur le manque d’expérience. Dans le n°6, il fallait attaquer et je me suis trompé de couloir, j’ai franchi la D à l’envers avant la B. Heureusement, j’ai pu faire une volte et corriger, sinon c’était l’élimination et mon score du dressage n’aurait pas compté. On a bien fini, mais c’était tout de même une grosse déception, la dure loi du sport. Pour l’individuel, c’était fini (le Fribourgeois s’est classé 30e), mais il restait l’équipe. À la mania- bilité, on savait qu’un vrai morceau nous attendait. Ma jument était souple et a super bien fait (avec le score du Broyard, la Suisse aurait tout de même gagné, ndlr). Mes collègues avaient énormément de pression, mais ils ont été super !
Ce titre, c’est magique ! Ça fait des années qu’on court après. On a eu de la malchance il y a deux ans au marathon et mon dressage avait été barré. Sans cela, on était champions donc c’est une belle revanche ! C’est le travail qui paie pour nous trois, on vit pour ce sport. On s’entend bien, mais on ne s’entraîne pas ensemble. Chacun travail de son côté, mais on discute et on échange beaucoup. Je me réjouis de l’avenir, Maelyce pourrait faire partie des candidates au titre dans deux ans. Avec l’or chez les juniors de Leo (Cordes), c’est une belle année pour la Suisse ! On espère que ça motivera les jeunes. Leur donner l’envie ne serait que du bonheur ! Merci aux équipes derrière nous, sans qui rien ne serait possible. Nos grooms font plus que nous accompagner, sans eux, on ne peut pas prendre le départ, leur influence est énorme. »


Nos partenaires

N'attendez plus!

Abonnez-vous!

Suivez le #CavalierRomand

Le magazine a bien été ajouté à votre panier !

Continuer sur le site Voir le panier