IJRC

« Nous ne pouvons plus rester silencieux ; il est temps d’agir. »

L’Assemblée générale de l’IJRC s’est tenue vendredi matin. Dans son discours d’ouverture, Kevin Staut, réélu à l’unanimité en tant que président de l’IJRC, a souligné l’engagement constant du Club ainsi que les résultats obtenus au fil des ans, avec une forte volonté de coopérer avec la FEI et les institutions afin d’élever notre sport à travers une unité d’intentions.

Peder Fredricson a démissionné du conseil d’administration tandis que Pedro Veniss et Emilio Bicocchi ont été élus. Outre la directrice du Club, Eleonora Ottaviani, Steve Guerdat, François Mathy, Henrik von Eckermann, Rodrigo Pessoa, Max Kuhner et Ludger Beerbaum ont été réélus membres du conseil d’administration, avec l’ajout d’un représentant du NARG (North American Riders Group).

Après avoir fait un rapport sur toutes les activités entreprises au cours de l’année écoulée et abordé des sujets qui sont actuellement d’une grande importance, tels que les qualifications pour concourir dans les Grands Prix CSI5 * et les nouvelles règles concernant l’utilisation des protège-boulets, l’assemblée a abordé la thématique qui met notre sport en péril : les règles de qualification et le format approuvés pour les Jeux Olympiques.

Il y a quelques jours, il avait été annoncé que l’IJRC exprimerait son opinion sur les règles de qualification et le format d’équipe à 3 cavaliers pour les Jeux olympiques à la suite de l’Assemblée tenue à Genève, et cela a été le cas.

Une position claire, spécifique et mûrement réfléchie, assumée par la majorité des cavaliers à la suite des décisions prises par l’Assemblée Générale de la FEI qui s’est tenue à Anvers, a été officialisé. C’est une position fermement soutenue en termes non équivoques par les cavaliers présents à Genève qui se sont exprimés pratiquement à l’unanimité. Ont abordé ce sujet le président de l’IJRC Kevin Staut, Steve Guerdat, Rodrigo Pessoa, François Mathy, Laura Kraut, Max Kuhner, Pedro Veniss représentant les cavaliers au sein du comité de saut de la FEI, Daniel Bluman, le chef d’équipe suisse Michel Sorg et - présent en vidéo - le manager irlandais de saut d’obstacles Michael Blake et Ludger Beerbaum. Les mots de Beerbaum ont été particulièrement émouvants lorsqu’il a abordé l’importance et la signification réelle de notre sport et a conclu en disant: « Nous devons agir maintenant, sinon nous ne faisons que perdre du temps ».

Le vice-président de l’EEF, George Dimaras, s’est longuement exprimé, attirant l’attention sur le fait que, de toutes les fédérations nationales, peu ont une connaissance approfondie des problèmes abordés et il a donc souligné l’importance de les informer de toutes les implications et de les instruire de manière adéquate afin qu’elles deviennent réellement capables d’exprimer une opinion objective. Établir un dialogue avec toutes les fédérations est nécessaire pour le bien de notre sport, a ajouté François Mathy.

La jeune cavalière britannique Jodie Hall McAteer, membre de la Young Riders Academy de cette année, a fait des observations extrêmement pertinentes en soulignant l’importance de prendre en compte la prochaine génération, car ce sera elle qui sera concernée par les décisions prises aujourd’hui. Concernant les questions et doutes exprimés, ainsi que les critiques formulées, le directeur du Comité de saut de la FEI, Marco Fuste, y a répondu, soulignant que les Jeux Olympiques ne se déroulent pas sous l’égide de la FEI mais du CIO et que si l’on veut que les sports équestres continuent à faire partie des sports olympiques, il faut alors se conformer aux besoins du CIO, en augmentant le nombre de nations participant aux Jeux. Cela reste la condition pour rester aux Jeux Olympiques, conditions auxquelles la FEI adhère.

Fuste a également souligné qu’aucun changement ne sera apporté aux Championnats d’Europe, aux Championnats du monde et aux Coupes des Nations, une déclaration à laquelle Rodrigo Pessoa s’est opposée, demandant quel était l’intérêt de garder des équipes composées de 4 chevaux et cavaliers pour ensuite participer aux Jeux olympiques avec des équipes de 3.

Le débat a été modéré par la directrice de l’IJRC, Eleonora Ottaviani, qui a également souligné que sur les 70 fédérations qui ont voté en faveur d’équipes composées de 3 combinaisons de chevaux et de cavaliers, très peu avaient participé aux Jeux olympiques de Tokyo.

Le débat a été long avec de nombreux échanges et ce qui en est ressorti en priorité, c’est que notre sport est unique et que ce sont les chevaux qui le rendent ainsi. Les chevauxdoivent rester la priorité absolue et, en tant que tels, doivent être respectés et protégés. C’est la motivation autour de laquelle tout doit s’harmoniser. C’est là-dessus que tout doit être basé. Envoyer des chevaux et des cavaliers concourir sur un parcours qu’ils sont incapables de sauter n’est pas sportif ; cela va à l’encontre du sport.

Les mots prononcés par Rodrigo Pessoa résument les opinions des cavaliers qui se font maintenant entendre. Pour le moment, nous sommes restés silencieux et très bien élevés, a déclaré Rodrigo, ajoutant que le moment était venu de s’exprimer et de veiller à ce que les gens écoutent ; ce qui s’est passé à Tokyo était exposé à la vue de tous a-t-il ajouté, et s’est également adressé aux journalistes présents en les invitant à faire connaître les opinions des cavaliers.

L’assemblée s’est terminée à midi par une présentation intéressante de Jean-Maurice Bonneau qui a montré comment le saut d’obstacles a évolué au cours des vingt dernières années en comparant les parcours construits à l’époque et aujourd’hui, soulignant à quel point les parcours d’aujourd’hui sont beaucoup plus adaptés aux besoins des chevaux.

Bonneau a conclu en disant qu’aujourd’hui, l’accent mis sur le bien-être et la protection des animaux est beaucoup plus grand et attire donc l’attention sur les sports équestres qui sont souvent critiqués. Une telle conclusion invitait tout le monde à réfléchir à cela et renvoyait inévitablement l’attention sur le point clé autour duquel tout tourne, le cheval.

Le mot de la fin prononcé par Eleonora Ottaviani a traduit l’espoir qu’un chemin commun serait suivi pour protéger les valeurs de notre sport et de ses principaux athlètes, les chevaux.


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