Rolex Grand Prix : Kent Farrington prend sa revanche et un Suisse 5e
Après sa 2e place qui l’a tant déçu vendredi dans le Top 10, l’Américain a tout donné aux rênes de Greya pour s’imposer dans le Rolex Grand Prix de Genève, ce dimanche après-midi. Il devance l’Irlandais Shane Sweetnam et le jeune Belge Thibeau Spits. Une bonne surprise suisse est venue de la part de Jason Smith avec l'étalon Picobello van’t Roosakker.
Au bord des larmes vendredi soir, après qu’il n’a pas réussi à battre Scott Brash dans le Top 10, Kent Farrington a retrouvé sa sérénité ce dimanche à Genève. « Je m’en voulais de ne pas avoir été à la hauteur pour Toulayna qui était au meilleur de sa forme, mais là je suis enchanté de ce résultat. » Associé à sa géniale Greya dans cette étape du Grand Slam, le « master of faster » a une nouvelle fois remporté une épreuve majeure du CHI de Genève. Ceci au terme d’un barrage à huit dessiné par Gérard Lachat et Grégory Bodo. « Gagner une épreuve ici, peu importe laquelle et peu importe le cheval, c’est toujours spécial », relevait Kent Farrington, qui bat par ailleurs son propre record de victoires 5* établi à l’époque avec Gazelle.
Jolie performance aussi de la part de l’Irlandais Shane Sweetnam et de son phénoménal James Kann Kruz, 3e en 2022. « J’ai gagné une place cette année, je vais continuer sur cette lancée. Mais j’en ai marre de Kent ! », lançait-il avec humour. Au 3e rang, on trouve un Thibeau Spits aux anges. Le Belge réalise un rêve à seulement vingt-quatre ans grâce à Impress-k Van't Kattenheye Z.
Un Suisse dans le top 5
Derrière l’Allemande Sophie Hinners et Iron Dames Singclair, 4e, le Suisse d’origine irlandaise Jason Smith a bouclé un époustouflant double sans faute avec l’étalon crack Picobello van’t Roosakker. « Je suis ravi de la manière dont il a sauté. Et pour moi, c’était un rêve d’être à cette remise des prix », se réjouissait le cavalier basé dans le canton de Lucerne.
On trouvait ensuite le Français Marc Dilasser et Arioto du Gèvres (4 pts), 6es pour leur premier Genève, l’Allemand Christian Ahlmann et Dourkhan Hero Z et l’Italien Piergiorgio Bucci (12 pts). Cinq cavaliers – Simon Delestre, Peder Fredricson, Ben Maher, Daniel Coyle et Lillie Keenan – ont été privés de barrage à cause du chronomètre.
Sept autres Helvètes en lice
Pour les autres Suisses, de la déception, mais aussi du bon à retenir. Barbara Schnieper et Canice sont encore classées avec leur faute sur le no 10. Steve Guerdat et Dynamix de Bélhème étaient bien partis pour boucler un sans-faute, mais ont été piégés par l’entrée du double no 13. 4 pts également pour Martin Fuchs et le bon L&L Lorde, qui ont été victimes, comme beaucoup de couples, du double de bidets placé en no 9, à l’instar de la jeune Géraldine Straumann (5 pts avec HHS Cornetta).
On notera 8 pts pour Gaëtan Joliat et Just Special VK (4c et 12), un résultat prometteur pour leur tout premier Rolex Grand Prix. Quant à Alain Jufer (Dante MM) et Edouard Schmitz (Gamin van’t Naastveldhof), ils ont tous les deux écopé de 12 pts, particulièrement piégés dans les combinaisons.
Attelage: Boyd Exell domine encore
La journée avait débuté avec le Prix de la FECH réservé aux chevaux suisses de 7 et 8 ans. La victoire est revenue à Quickly vom Eigen CH monté par Dominique Zbinden.
Ensuite, Boyd Exell, déjà 13 fois vainqueur à Palexpo, s'est encore imposé à Genève à l'occasion de cette 64e édition. L'as australien a devancé au barrage Dries Degrieck et le Français Benjamin Aillaud. « En venant ici, j’attendais un barrage avec Dries et Bram Chardon mais, finalement, Benjamin a réussi à se qualifier, analysait Boyd Exell. Bravo à lui. Dans une telle arène, c’est compliqué de construire un parcours, mais aujourd’hui, celui-ci était parfait, spectaculaire et très agréable pour les chevaux.»
Tout ne s'est en revanche pas déroulé comme espéré pour le Valaisan Jérôme Voutaz: « J’ai changé un cheval par rapport à hier, j’avais un bon sentiment, mais j’ai commis trop de fautes. Je pense que c’est un manque d’entraînement, mais je garde un bon sentiment.»
La Coupe du monde d'attelage et le Rolex Grand Prix clôturaient cinq journées de beau sport et de grande fête autour du cheval dont nous parlerons dans le prochain numéro du Cavalier Romand.
L.V.












