Sports Equestres10/12/2017CHI Geneve 2017 BALSIGER Bryan (SUI) riding Clouzot de Lassus during the CHI of Geneva 2017 Bryan Balsiger et Clouzot de Lassus. © Pierre Costabadie / CHI de Genève

CHI de Genève : Interview de Bryan Balsiger

  • Qu’est-ce qui vous a amené à l’équitation ?

Mes parents dirigent un centre équestre comptant une cinquantaine de chevaux, alors j’ai toujours eu l’équitation dans le sang ! Je monte depuis que je suis tout petit et j’ai commencé à sauter à six ans. Mon père était un excellent cavalier de saut et il nous a transmis son savoir à mon frère et moi. Nous ne rations aucun de ses concours et j’ai toujours rêvé de marcher sur ses traces un jour.

  • Qu’est-ce qui vous motive le plus ?

Je suis heureux de pouvoir travailler avec les chevaux tous les jours. Ce sont des animaux tellement incroyables et loyaux. Quand on parvient à tisser un lien avec eux, on éprouve un sentiment incomparable.

J’ai essayé plein d’autres sports dans ma vie : j’ai joué au football, au basketball et j’ai même fait de la compétition en athlétisme, mais rien ne vaut le saut d’obstacles. Il m’arrive encore de pratiquer ces sports, en loisirs seulement, mais rien ne vaut le frisson que l’on ressent chaque semaine en partant en compétition avec les chevaux.

La compétition permanente me stimule aussi beaucoup. J’aime gagner et je veux être le meilleur ! Je travaille constamment dans le but de franchir la prochaine étape et de m’améliorer – je ne m’ennuie donc jamais !

Quel a été le plus grand temps fort de votre carrière ?

Jusqu’à présent, le moment le plus fort de ma carrière a sans doute été de remporter une médaille d’or aux Championnats d’Europe des Jeunes cavaliers avec Clouzot de Lassus. La compétition était très dure et ça a été incroyable d’être sacré champion. Ça m’a aussi donné envie de poursuivre sur cette lancée !

  • Qu’attendez-vous le plus de votre participation au CHI de Genève ?

Je suis tellement heureux de participer au CHI de Genève cette année, d’autant plus que je suis déjà qualifié pour le Rolex Grand Prix. C’est un événement historique, mais aussi patriotique. Avoir la chance de concourir devant un public local si enthousiaste, c’est un rêve qui se réalise.

Comme j’ai fait une bonne saison, j’espère que si tout se passe bien le jour J, je pourrai avoir une chance de finir parmi le top 10.

  • Quel cheval monterez-vous dans le Rolex Grand Prix ?

Je prendrai Clouzot de Lassus, mon hongre de 10 ans. Je le monte depuis trois ans et il est tout simplement incroyable. J’éprouve toujours des sensations extraordinaires quand je saute avec lui ; je n’ai jamais rien ressenti de pareil. Nous gagnons en confiance ensemble et je trouve que j’ai beaucoup de chance d’avoir pu tisser ce lien merveilleux avec lui.

  • Qu’est-ce que cela signifierait pour vous de remporter un jour le trophée du Rolex Grand Slam of Show Jumping ?

Ce serait un rêve qui se réalise, surtout si c’était au CHI de Genève devant le public de mon pays ! C’est le « trophée presque intouchable » que tout cavalier rêve de remporter et c’est l’un de mes gros objectifs de carrière. J’espère qu’un jour, je pourrai le rapporter chez moi.

  • Quels sont vos principaux objectifs de carrière ?

Pour l’instant, mon principal objectif est de remporter le Grand Prix Rolex au CHI de Genève. Ce serait formidable de remporter l’un des Majeurs, mais ça le serait encore plus de gagner devant mon public local. J’aimerai aussi gagner au CHIO d’Aix-la-Chapelle ; c’est l’un de mes objectifs pour l’année prochaine ! 

  • Qui vous inspire ?

Marcus Ehning et Steve Guardat sont mes deux grandes idoles. Marcus monte avec une telle perfection et il a une éthique de travail incroyable. J’aimerai avoir une carrière aussi longue et brillante que la sienne. Steve Guerdat est un héros en Suisse. Il garde son sang-froid en toutes circonstances, c’est un très bon compétiteur et il noue des liens très étroits avec ses chevaux.

  • Si vous n’étiez pas cavalier de saut d’obstacles, comment gagneriez-vous votre vie ?

C’est une question difficile, car je me sens déjà très chanceux de pouvoir exercer un métier de rêve ! Mais si je ne pouvais pas être cavalier de saut, je serais ingénieur. C’est mon deuxième métier, mais j’espère que je n’aurai pas à le ré-exercer un jour.

  • Quel est le meilleur conseil que vous vous seriez donné quand vous aviez dix ans ?

Je me dirais de travailler dur, de trouver un bon cheval, une bonne équipe et d’écouter ceux qui travaillent avec moi. C’est la seule façon de progresser.

  • Ressentez-vous une pression supplémentaire du fait que votre père pratiquait aussi cette discipline ?

Mon père me coache depuis que j’ai commencé à monter à cheval. Il m’a toujours supporté et soutenu à travers toutes les épreuves. Dans la famille, nous vivons et nous respirons pour les chevaux et c’est bien agréable de savoir que l’on bénéficie d’un réseau de soutien aussi solide. Mon frère fait aussi de la compétition. Il progresse chaque année et nous montons toujours ensemble.

  • Comment se déroule une journée normale pour vous ?

J’ai beaucoup de chance d’avoir un aussi bon propriétaire, Olivier de Coulon, qui me confie dix chevaux. Je pars à ses écuries tous les matins, je travaille les chevaux et je fais quelques cours. Ensuite, je vais aux écuries familiales où je monte d’autres chevaux, souvent les jeunes, et je donne un coup de main à mon père pour s’occuper des clients du centre équestre. C’est une véritable affaire de famille et je dois me pincer tous les jours parce que je sais que j’ai beaucoup de chance d’avoir de telles opportunités. Je n’échangerai ma place pour rien au monde. Comm RGS. 


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